Le Oui-ja tire son nom de la réunion du 'oui' français et du 'ja' allemand : le jeu est censé apporter à ses utilisateurs des réponses émanant d'esprits défunts.
En effet, sur un plateau rectangulaire en bois verni, s'inscrivent en demi-cercle et sur deux lignes les 26 lettres de l'alphabet et, au centre du plateau, repose un triangle de plastique mobile
placé sur des roulettes ou du feutre.
Ce triangle est un 'indicateur de message, un 'pointeur' qui se meut, théoriquement, par sa seule volonté ou sur les ordres des morts. Aux questions posées par les participants qui ont posé leurs
doigts sur ce pointeur, ce dernier répond en se déplaçant, formant lettre après lettre des mots entiers. Il peut aussi simplement s'arrêter devant le 'oui' ou le 'non' quand le joueur n'attend
qu'une réponse affirmative ou négative à sa question.
A dire vrai, le Oui-ja n'est qu'une des multiples techniques employables pour communiquer avec les morts. On sait que, pour contacter leurs ancêtres, les anciens Egyptiens usaient d'une méthode
voisine : suspendu à un fil au-dessus d'un plateau décoré de symboles, un anneau formulait les messages des disparus. Allan Kardec, l'apôtre du spiritisme, utilisait comme d'autres médiums
d'avant-guerre, des techniques rudimentaires très proches, notamment celle de la "corbeille-toupie".
Considéré comme un simple jeu de société lorsqu'il fut inventé par les frères William et Isaac Fuld, à Baltimore (Etats-Unis) en 1898, le Oui-ja prit une autre dimension à l'occasion des deux
guerres mondiales. Parce que les veuves de guerre souhaitaient désespérément communiquer avec leurs maris tués au combat, la demande de Oui-ja explosa au point que les frères Fuld parvinrent
difficilement à la satisfaire.
Que faut-il en penser... à vous de juger !

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Par LADY MARIANNE
Mardi 17 novembre 2009
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17
/11
/2009
19:37
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Publié dans : LIBRE EXPRESSION
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