Période d'extinction : en 1690
Ramener à la vie le célèbre oiseau est dans les projets de certains scientifiques. En 2002, des généticiens de l'université d'Oxford ont eu le privilège
de prélever l'ADN mitochondrial présent dans un os de doigt de pied d'un des spécimens les plus protégés du Muséum d'histoire naturelle, le dodo.
Ce fragment d'ADN récolté ne suffit pas à reconstituer le génome de l'animal disparu mais les chercheurs ne perdent pas espoir de trouver une trace
existante de ce patrimoine génétique. Les pigeons serviront d'hôte à un éventuel embryon de leur illustre ancêtre
Période d'extinction : il y a 10 000 ans
Cette espèce de tigre est reconnaissable à ses deux incroyables canines proéminentes. Dans les dépôts de goudron de la Brea à Los Angeles, les
scientifiques ont retrouvé des dents extrêmement bien conservées. Celles-ci contiennent l'ADN de l'animal disparu. A partir de ce matériel génétique, les chercheurs pourraient redonner vie à
cette espèce en l'injectant dans un ovule de donneur, à savoir d'une femelle lion dont l'espèce est la plus proche du smilodon.
Malheureusement, le goudron où se trouvent les dents fossilisées rend l'extraction de l'ADN extrêmement délicate. Les scientifiques comptent, alors, sur
l'existence de spécimens beaucoup mieux conservés dans le permafrost, partie du sol qui est gelée toute l'année. Ils pourront prélever de l'ADN pour obtenir le génome du tigre aux dents de
sabre.
Période d'extinction : depuis 1936
Juin 2008, des scientifiques australiens et américains ont réussi à implanter dans une souris, un gène du tigre de Tasmanie, un marsupial maintenant éteint.
S'ils ont réussi pour un gène, il est possible d'imaginer qu'ils puissent le faire pour le génome entier.
Il existe des fragments de tissus conservés où l'ADN est de très bonne qualité. Les scientifiques peuvent l'incorporer chez un hôte. Le tigre de Tasmanie est
l'animal le plus facile à faire renaître car la gestation ne dure que quelques semaines et le placenta se forme en peu de temps. Par conséquent, il existe moins de risque
d'incompatibilité entre l'embryon et la mère hôte. Le diable de Tasmanie semble être le parfait candidat.
Période d'extinction : il y a 10 000 ans
A priori, ramener à la vie une telle espèce semble possible car il existe, comme pour le mammouth, de nombreux restes de poils, de cornes et de
sabots riches en ADN. Pour récolter les gènes du rhinocéros laineux, les scientifiques éliminent toute trace de bactéries et de champignons dont l'ADN peut polluer le génome initial. Pour ça
shampoing et décoloration des échantillons sont indispensables. Un travail titanesque.
Même si les techniques progressent il n'empêche que les généticiens sont confrontés à un problème. Quel hôte pour l'embryon ? Les espèces actuelles
de rhinocéros sont déjà menacées d'extinction.
Période d'extinction : il y a 8 000 ans
Cet énorme paresseux a disparu depuis peu de temps ce qui explique qu'il existe une source de bonne qualité pour le matériel génétique présent dans des
poils.
Hendrik Poinar de l'université de Mac Master au Canada a déjà extrait l'ADN présent dans des dépôts de fumier fossilisé vieux de 30 000 ans. Seul
problème : l'hôte. Quel animal actuel est suffisamment compatible d'un point de vue génétique et aussi capable de porter à terme la gestation d'un spécimen aussi imposant ?
Période d'extinction : il y a 7 700 ans
Les amoureux de la chasse ne commencez pas à dégainer votre fusil à la recherche de cette espèce du Pléistocène, elle est éteinte et a peu de chance de refaire
surface. Cet animal plus proche d'un cerf que d'un élan, mesurait 2 mètres au garrot et faisait 4 mètres de long.
Même si les généticiens parvenaient à isoler son patrimoine génétique et à reconstituer son génome, il n'existe pas l'hôte capable de porter à terme
l'embryon.
Période d'extinction : il y a 10 000 ans
Novembre 2008, une équipe américaine annonçait le séquençage de 70% du génome du mammouth laineux. Les scientifiques ont pu reconstituer une partie de ce
patrimoine génétique à partir de fragments de poils émanant de 10 mammouths laineux. Mais il s'agissait seulement d'ADN mitochondrial.
Ils ont pu trouver l'ADN nucléaire dans des poils vendus légalement par un Russe sur le site eBay. Véridique !
Cette analyse génétique permet plus de comprendre les distinctions entre les mammouths et les éléphants et surtout de déterminer ce qui est à l'origine de leur
extinction.
http://www.linternaute.com/nature-animaux/
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